L’aromathérapie en kinésithérapie

En rééducation physique, les huiles essentielles anti-inflammatoires peuvent accompagner les méthodes de kinésithérapie afin de soulager des maladies telles que l’arthrose, l’arthrite, et/ou accompagner une reprise d’activité suite à une immobilisation prolongée. La douleur post-traumatique pourra également être prise en charge par l’aromathérapie en accompagnement des traitements allopathiques si nécessaires. L’expérience du professeur P. Franchomme et du docteur D. Pénoël dans le livre second de L’aromathérapie exactement, (FRANCHOMME, et al., 2001) renforce la place de l’aromathérapie couplée à la kinésithérapie. Elle peut tout aussi bien être associée à l’ultrasonothérapie et des mélanges aromatiques peuvent être incorporés dans un gel huileux. Cependant, la plupart des gels utilisés par les kinésithérapeutes lors de séances d’ultrasonothérapie ont des formules aqueuses et ne seront donc pas miscibles avec un mélange aromatique. Comme conducteur des huiles essentielles il donc préférable d’utiliser une huile de massage kiné, une huile neutre composée à 100% d’huiles végétales bio.

Les huiles essentielles 

Les huiles essentielles (HE) sont le parfum des plantes (figure 1). Lorsque nous humons une rose, que nous épluchons une orange ou que nous fripons une feuille de menthe ou de romarin entre les doigts, c’est l’HE en train de se volatiliser qui nous fait éprouver cette sensation olfactive si agréable. Les HE sont à la fois des parfums et des remèdes naturels. Elles doivent être utilisées à très faibles doses, car leurs principes actifs sont hyper concentrés.

Définition d’une huile essentielle

L’aromathérapie se définit littéralement comme la partie de la phytothérapie qui utilise les huiles essentielles. Dans le domaine médical, l’aromathérapie se définit comme une thérapeutique utilisant les huiles essentielles végétales par voie interne ou externe. Au terme « aromathérapie » est donc le plus souvent associée la notion d’huiles essentielles. Cependant, certains auteurs souhaitent respecter à la lettre l’étymologie du mot « aromathérapie » (du latin aroma, arôme, et du grec thérapia, traitement) pour définir cette thérapie comme le traitement des maladies par les arômes. D’une manière générale, l’aromathérapie peut se définir comme une thérapeutique naturelle utilisant les extraits de plantes aromatiques pour soigner ou prévenir les maladies ; elle s’intègre dans le cadre de la phytothérapie qui, elle, fait appel à toutes les plantes dotées de vertus médicinales. L’aromathérapie est préventive et curative.

Généralités sur les huiles essentielles

Les HE sont fabriquées à partir des sucres issus de la photosynthèse, par des cellules spécialisées (ou sécrétrices) situées le plus souvent dans les fleurs et les feuilles. Mais il est aussi possible d’utiliser le fruit, le bois ou encore la racine du végétal considéré. L’huile essentielle est un extrait pur et naturel de la partie odoriférante des plantes aromatiques.

Les HE appelées encore « essences » ou « essences aromatiques végétales » sont les substances odorantes, volatiles et de consistance huileuse, contenues dans les plantes. La plupart des végétaux renferment des HE, mais habituellement en quantité infime. Seules les plantes dites « aromatiques » en produisent en quantité suffisante. Ces plantes appartiennent, le plus souvent, aux familles des labiées (lavande, thym, sarriette, sauge, menthe, etc.), des ombellifères (cumin, carvi, anis, fenouil, etc.), des myrtacées (eucalyptus, cajeput, niaouli, etc.), des conifères (pin, cèdre, cyprès, genévrier, etc.), des rutacées ou hespéridées (citron, orange, bergamote, etc.), et des lauracées (cannelle, camphrier, sassafras, etc.). Chaque HE se compose de plusieurs éléments biochimiques parfois très nombreux, qui, tous ensemble, déterminent ses propriétés thérapeutiques. Il s’agit de liaisons d’hydrocarbures classées selon leurs caractéristiques en différentes classes comme les monoterpénols, les sesquiterpénols, les monoterpènes, les sesquiterpènes, les esters, les aldéhydes, les oxydes, les phénols, les coumarines, les cétones ou d’autres encore qui n’apparaissent que sous forme de traces. Beaucoup d’HE recèlent un constituant chimique majoritaire, sorte de « race chimique », appelé « chémotype », dont l’action est influencée et complétée par des molécules secondaires.

La nature du sol, l’altitude, les conditions climatiques, l’ensoleillement et les populations végétales avoisinantes, entraînent des variations dans la composition biochimique de l’essence qui déterminent ces différents chémotypes. Par exemple, le thym comprend 7 chémotypes différents : cinéol, géraniol, linalol, terpinéol, thuyanol, thymol, et carvacol.

Chaque chémotype étant responsable d’effets qui lui sont propres et qui peuvent parfois se révéler antagonistes : le thymus vulgaris CT thujanol permet la régénération du foie, tandis que le thymus vulgaris CT thymol se révèle hépatotoxique. Cette synergie explique aussi la polyvalence des HE et la largeur de leur spectre. Par exemple, l’HE de lavande peut agir à la fois sur des troubles cutanés (brûlure), des maux de tête et des troubles gastro-intestinaux.

La synergie des différents constituants des HE détermine la principale caractéristique des HE : leur effet équilibrant. C’est ainsi que certaines HE peuvent avoir des actions apparemment paradoxales, comme, par exemple l’HE de lavande qui peut avoir, selon les cas, un effet à la fois relaxant et stimulant. C’est tout simplement que ces HE opèrent, au plan physiologique comme au plan psychique, une réduction de ce qui est en trop et une augmentation de ce qui fait défaut.

Les HE peuvent être utilisées :

  • en thérapeutique
  • en parfumerie
  • en liquoristerie
  • en esthétique et cosmétique
  • en hygiène (désinfection des locaux par exemple)
  • en cuisine (pour aromatiser certains plats)

 

Historique des huiles essentielles

L’utilisation des arômes pour soigner n’est pas une technique récente. Dans toutes les civilisations de l’antiquité, la mention des arômes est présente, pour des usages religieux, cosmétiques, mais aussi thérapeutiques. D’abord on se servit des plantes entières pour apporter soulagement et bien-être (sous forme de cataplasmes, infusions, macérations, décoctions). Ensuite l’homme s’est intéressé à « détacher de son support » le principe aromatique d’une plante. En cela l’Inde, la Chine et l’Égypte semblent avoir été à l’origine de la recherche.

De Sumer aux Egyptiens la naissance de l’art d’utiliser les arômes

À Sumer (région de la basse Mésopotamie où vivait, au IVe millénaire av. J.-C., un peuple à l’origine des premières cités-États et d’une des premières formes connues d’écriture), on connaissait déjà l’intérêt des arômes pour lutter contre certaines maladies. Dans les ruines de Nippur (une des plus grandes cités de l’époque), on a retrouvé une tablette d’argile écrite en caractères cunéiformes par un médecin sumérien qui vivait vers la fin du IIIe millénaire av. J.-C. Sur cette tablette, il a rassemblé ses prescriptions les plus précieuses. Ce document, considéré comme le plus vieux manuel de médecine au monde, montre que pour composer ses médicaments, le médecin utilisait des substances animales (lait, peau de serpent, écaille de tortue), minérales, mais aussi végétales (myrte, thym).

Les égyptiens de l’époque pharaonique (3150-1085 av. J.-C.) utilisaient l’embaumement, avec notamment un mélange d’huiles aromatiques composé d’huile de cèdre et de basilic, qui manifestait une pratique assez sûre des plantes aromatiques. Des « recettes » d’huiles aromatiques à l’attention des embaumeurs, mais aussi des médecins de l’époque, ont été retrouvées. Le célèbre Imhotep (vers 2778 av. J.-C.), architecte constructeur de la pyramide de Saqqarah, médecin du pharaon Djoser (IIIe dynastie – vers 2880 av. J.-C.), pratiquait la médecine en utilisant largement les plantes aromatiques. Parmi elles, figuraient l’ail, l’anis, la cannelle, la cardamome, le cumin, l’encens, le laurier, la menthe…

L’Inde le pays continent de la tradition aromatique millénaire

En Inde, c’est dans le millénaire à cheval sur le début de notre ère que se sont constitués les grands traités (samhitâ) de la médecine ayurvédique. L’âge d’or de la médecine ayurvédique coïncide avec l’apogée du bouddhisme en Inde (de 327 av. J.-C. à 750 apr. J.-C.) et la grande expansion continentale et maritime qui a donné naissance à l’Inde extérieure. Massages et bains font intervenir différents arômes. Un célèbre médecin ayurvédique, Susruta, connaissait déjà l’art de l’anesthésie pratiquée à l’aide de plantes (chanvre indien) et enseignait comme règles de santé, l’hygiène et la diététique. Il conseillait couramment les plantes médicinales et aromatiques. À l’époque, on utilisait déjà la cannelle, la coriandre, le gingembre, la myrrhe et le santal.

La Chine une pharmacopée traditionnelle et millénaire à base de plantes aromatiques

La Chine, 2 000 ans av. J.-C., publie des traités de médecine dans lesquels sont répertoriées des plantes aromatiques utilisées notamment en infusions et macérations huileuses. L’empereur Chen-Nong (2800 av. J.-C.), médecin érudit, consigne son savoir relatif aux plantes médicinales dans un livre, le Pen Ts’ao, parmi lesquelles figurent l’anis, la cannelle, le curcuma et le gingembre. Ce livre fera autorité jusqu’au XVIe siècle où il est revu et corrigé par un médecin botaniste et pharmacologue curieux et lettré, Li Che Tchen qui ne recense pas moins de 1 000 plantes médicinales utiles.

Les huiles essentielles dans la civilisation greco-romaine

En Grèce, le temple d’Epidaure, dédié à Asclépios est, au Ve siècle av. J.-C., un des hauts lieux de la médecine grecque où se mêlent magie, usage de plantes et thermalisme. Hippocrate indique dans les Aphorismes qui lui sont attribués, l’utilité des bains aromatiques dans le cadre du traitement des maladies de la femme. À Athènes, il lutta contre les épidémies, et tout particulièrement contre la grande peste qui ravagea la ville, en faisant brûler de la lavande, du romarin, de l’hysope et de la sarriette. Plus tard, une utilisation plus systématique des arômes se développa en Grèce, tout particulièrement sous forme de massage .

Les romains sont de grands consommateurs d’épices et de plantes aromatiques comme nous l’indique l’Histoire naturelle universelle de Pline l’Ancien (23-79). Dioscoride, médecin du Ier siècle apr. J.-C. et grand voyageur, dresse dans son De Materia medica l’inventaire de 519 espèces de plantes. La Gaule indépendante (1100-150 av. J.-C.) et la Gaule romaine (58 av. J.-C. – IIIe siècle apr. J.-C.) disposaient aussi d’herbiers de santé. Vers l’an 1000, Avicenne (980-1037), médecin érudit, philosophe et auteur du fameux Canon de la médecine améliore la technique de la distillation et produit la première huile essentielle pure : rosa centifolia.

Les alchimistes comme les mayas pratiquaient la distillation des plantes aromatiques

Les alchimistes du Moyen Âge (476-1453) développent l’art de la distillation de la matière végétale. La distillation s’introduit progressivement en France, en Allemagne et en Italie au moment des croisades. Au XVe siècle, les apothicaires sont appelés aromaterii ; dénomination très évocatrice de la nature des principaux remèdes en honneur à cette époque.

En Amérique, les Mayas (peuple du Mexique dont la période classique se situe entre 250 et 950 apr. J.-C.), les Aztèques (peuple du Mexique qui fonda un empire au XVe siècle), et les Incas (peuple d’Amérique du Sud, de la région Andine, qui connu son apogée au XVe siècle) possédaient une parfaite connaissance des plantes médicinales et aussi des drogues et des plantes exotiques.

En Afrique, la médecine traditionnelle utilise, même de nos jours et depuis des temps immémoriaux, des plantes médicinales et aromatiques.

L’Europe, berceau de l’aromathérapie scientifique 

En Europe, à l’époque de la Renaissance (XVe-XVIe siècles), l’utilisation des HE s’étendit aux domaines de la parfumerie et des cosmétiques. En Allemagne, la ville de Francfort-sur-le-Main développe le commerce des « huyles essentielles ». Jérôme Brunschwig écrit au début du XVIe siècle un traité de distillation en deux volumes.

À partir du XVIIe siècle, en France, la Provence se caractérise par le développement d’un commerce itinérant d’HE et de produits de parfumerie. La renommée des HE fabriquées en Provence dépasse largement les frontières. Il sera nécessaire d’attendre la fin du XIXe siècle pour que soient précisées les vertus particulières des HE, trop longtemps confondues avec celles des plantes dont elles sont extraites. En effet les HE, secrétées par un métabolisme particulier de la plante, sont contenues dans des vésicules spécialisées qui les isolent. Utilisées avec la plante entière, elles participent (au moins partiellement) à la synergie de l’ensemble des constituants pour donner à telle plante ses « indications thérapeutiques » particulières. Extraites et administrées isolément, elles apparaissent comme possédant des propriétés spécifiques, distinctes de celles de la plante entière.

En 1887, le français Chamberland effectue la première expérimentation scientifique démontrant le pouvoir antiseptique des HE.

En 1889, Cadéac et Meunier, de l’Institut Pasteur, reproduisent avec le même succès les travaux du précédent.

En 1910, l’anglais Martindale, quantifie le pouvoir antiinfectieux des HE en procédant à leur classification. L’étalon de référence choisi se trouve être le phénol.

En 1922, les professeurs Courmont, Morel et Rochaix poursuivent et confirment ces travaux.

En 1937, un chimiste de Lyon, René Maurice Gattefossé, publie un ouvrage « Aromathérapie ».

En 1980, le Dr Jean Valnet publie aussi un livre intitulé Aromathérapie : traitement des maladies par les essences de plantes. Ce document sert encore de référence à tous les aromathérapeutes et permet à cette science d’entrer officieusement dans le domaine thérapeutique.

 

Utilisées depuis toujours par toutes les civilisations, les plantes ont apporté aide et réconfort aux maux les plus divers. Les huiles essentielles extraites de certaines plantes odoriférantes ont prouvé, à ce même titre, leur valeur inestimable pour la santé. Il faut garder à l’esprit que les HE, comme l’ensemble des plantes médicinales, ont un rôle de médicament, que leurs actions thérapeutiques sont souvent puissantes et nécessitent qu’elles soient utilisées de manière appropriée.

Les principales huiles essentielles utilisées en massage

Nous présentons ici les principales huiles essentielles (HE) utilisées en « massage aromatique » avec les indications ciblées sur les syndromes ou pathologies les plus souvent rencontrées en kinésithérapie. On dilue les HE avec une huile grasse ou une crème de massage pour éviter toute réaction allergique ou irritation cutanée. Chaque HE est rarement utilisée seule car il est préférable qu’elle soit mélangée à d’autres dans le but d’améliorer son action ou de compléter ses propriétés. Tout l’intérêt du mélange de plusieurs HE repose sur la potentialisation de l’action thérapeutique désirée.

La trousse aroma du masseur kinésithérapeute

Huiles essentielles indispensables, indications et contre indications.

BASILIC EXOTIQUE :

Ocimum basilicum

Propriétés thérapeutiques :

  • Antispasmodique musculotrope puissant +++
  • Anti-inflammatoire
  • Décongestionnant (stase veineuse des membres inférieurs)
  • Antalgique
  • Anti-nfectieux

Indications thérapeutiques :

  • Stress
  • Rhumatismes, douleurs articulaires
  • Elongations, déchirures, contractures musculaires
  • Asthme

Contre-indications:
Aucune connue aux doses physiologiques, bien respecter les doses (irritations possibles à  haute concentration).

CYPRES :

Cyprès toujours vert, cyprès de Provence.

Propriétés thérapeutiques :

  • Décongestionnant veineux: vasoconstricteur, cicatrisant.
  • Restaure l’élasticité de la paroi veineuse (décongestionnant lymphatique)
  • Neurotonique, rééquilibrant général, régulateur sudorifique
  • Antitussif, mucolytique, antispasmodique parasympathique (grande plante de l’asthme)
  • Immunostimulant

Indications thérapeutiques :

  • Asthme, bronchite, tuberculose pulmonaire,pleurésie
  • Fatigue nerveuse, psychique
  • Congestion veineuse
  • Suite de phlébite

Contre-indications : A éviter en cas de mastose

EUCALYPTUS CITRONNE :

Eucalyptus citriodora

Propriétés thérapeutiques :

  • Anti-inflammatoire, antirhumatismal +++
  • Antalgique percutané : cervico-dorsale +
  • Myorelaxant
  • Régulateur du SNC: sédative, calmante, relaxante, anti-hypertensive

Indications thérapeutiques :

  • Polyarthrite rhumatoïde, autres rhumatismes
  • Arthrites
  • Arthrose
  • Claquage, contractures-courbatures musculaires, fibromyalgie
  • Tendinites +++
  • Suite de phlébite

Contre-indications : aucune connue aux doses physiologiques.

GAULTHERIE COUCHEE :

Wintergreen, Palommier, Gaultheria procumbens L.

Propriétés thérapeutiques :

  • Anti-inflammatoire +++ à note circulatoire, antispasmodique+++ : anticoagulant, antiagrégant plaquettaire, favoriserait la cicatrisation.
  • Cicatrisante
  • Vasodilatatrice+
  • Hypotensive

Indications thérapeutiques :

  • Peau et muqueuses en cas de prurit, œdème, eczémas, inflammatoire 
  • Hématome, ecchymose
  • Tendinite
  • Traumatisme, entorse, contusion
  • Massage sportif
  • Rhumatisme, arthrose

Contre-indications : aucune connue aux doses physiologiques.

Peut donner à l’état pure des réactions cutanées suite à son action révulsive, d’où la nécessité de la diluer dans de l’HV pour les applications locales.
Certains déconseillent l’application sur des zones étendues notamment en cas de prise concomitante d’anticoagulant.

HELICHRYSE ITALIENNE :

Immortelle, Hélichrysumitalicum var. italicum G.Don
Propriétés thérapeutiques :
C’est« la plante de la vascularisation sanguine», impact vasculaire majeure:

  • Anticoagulante, fluidifiante sanguin, activant la micro­ circulation artérielle
  • Anti hématome++++ le plus puissant connu, action exceptionnelle sur les hématomes externes et internes, mêmes anciens …
  • Fibrinolytique, elle détruit les caillots par son action enzymatique.
  • Anti-inflammatoire, antalgique
  • Mucolytique, expectorante
  • Cicatrisante cutanée

Indications thérapeutiques :

  • Phlébite, varice, artérite, polyarthrite (rééducation des traumatismes osseux, rééducation de fractures, maladie de Dupuytren, canal carpien)
  • Hématome+++
  • Plaies avec hématome
  • Rhumatismes

Contre-indications : veillez à ne pas l’appliquer sur : la ceinture abdominale de la femme enceinte, les patients sous anticoagulants, et de ne pas dépasser des doses supérieures à 3 gouttes trois fois par jour.

LAURIER NOBLE :

Laurier d’Apollon, Laurier sauce, Laurus nobilis L.

Propriétés thérapeutiques :

  • Anti sclérosant, antalgique, lutte contre le vieillissement
  • Neurotonique, stimulant cérébral
  • Anti-infectieux léger, immunostimulant, bactéricide, virucide, fongicide 
  • Régulateur lymphatique
  • Antispasmodique, expectorant et mucolytique

Indications thérapeutiques :

  • Rhumatisme, arthrose, arthrite
  • Douleurs articulaires
  • Affections cutanées
  • Affections bronchiques : emphysème, bronchite et asthme surinfecté
  • Adénopathie, troubles lymphatique

Contre-indications : aucunes connues aux doses physiologiques, mais modérer l’usage par voie cutanée car allergisant potentiel.

LAVANDE ASPIC :

Lavande en épis, lavandula spica (latifolia)

Propriétés thérapeutiques:

  • Détoxifiante
  • Cicatrisante
  • Expectorante et mucolytique
  • Antalgique++, anti-inflammatoire
  • Tonicardiaque

Indications thérapeutiques :

  • Brulures sévères en première intention++++.
  • Piqûres, plaies, escarres
  • Mycose des pieds( pied d’athlètes)
  • Toux quinteuse+++
  • Arthrose
  • Névrite

Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologiques.

LAVANDE VRAIE :

Lavande vraie= sauvage; lavande officinalis=cultivée; Lavandula vera Miller, Lavanndula anqustifolia Miller

Propriétés thérapeutiques : HE très polyvalente

  • Spasmolytique puissant
  • Active sur le SNC: apaise, calme, protège
  • Cicatrisant et régénérant cellulaire
  • Anti-inflammatoire
  • Antalgique
  • Anti-infectieuse
  • Tonicardiaque hypotensive

Indications thérapeutiques :

  • Crampes musculaires
  • Toux et asthme
  • Nervosisme, angoisse
  • Affections cutanées en tout genre : cicatrices, allergies, dermatoses infectieuses
  • Inflammations circulatoire: phlébite, artérites, capillarites,
  • Œdèmes
  • Rhumatismes

Contre-indications : aucune connue aux doses physiologiques.

SAPIN BAUMIER :

Abies balsamea

Propriétés thérapeutiques :

  • Antiseptique respiratoire
  • Antitussive, expectorante et oxygénante
  • Antalgique rhumatismale
  • Tonique générale
  • Antiasthénique

Indications thérapeutiques : 

  • Congestion des voies respiratoire
  • Antiseptique aérien
  • Rhumatologie: arthrose, arthrite, tendinite, raideur articulaire.
  • Courbatures musculaires

Contre-indications : aucune connue aux doses physiologiques.

Propositions d’autres huiles essentielles pour des problématiques spécifiques

Les kinésithérapeutes rencontrent plusieurs problème d’affections et maladies chez leurs patients. Dans certains cas, les huiles essentielles sont très utiles pour apporter une réponse à ces problématiques.

La peau :

  • Infiltrats cellulitiques : Cèdre de l’atlas, Palma rosa
  • Infiltrats cellulalgiques: Cèdre de l’atlas, Palma rosa
  • La cicatrisation : Lavande Aspic, Carotte, Millepertuis
  • L’inflammation: Ciste ladanifère

Les articulations :

  • La raideur: Bouleau jaune
  • La douleur: Romarin à camphre, Camomille matricaire, Myrrhe amère 
  • L’inflammation: Romarin à  camphre, Camomille matricaire, Myrrhe amère

Les muscles :

  • Les contractures : Romarin à  camphre, Ylang-Ylang, Menthe poivrée
  • Les douleurs : Camomille matricaire, Romarin à camphre, Menthe poivrée
  • La détente, la relaxation : Camomille romaine, Petit grain bigarade

Les systèmes circulatoires :

  • Améliorer, favoriser la circulation veineuse : Lentisque pista­chier
  • Améliorer la circulation lymphatique : Citron zeste, Tea-tree, Niaouli

L’appareil respiratoire :

  • Calmer et apaiser la respiration : Ravintsara
  • Favoriser une détente globale: Petit grain bigarade

Favoriser les défenses immunitaires :

Thym à thujanol

 

Les huiles végétales adaptées à la pratique du kiné

Voici une liste (non exhaustive) que vous pouvez utiliser comme conducteur pour les huiles essentielles pendant une séance de masso kinésithérapie.

ARNICA :

Propriétés thérapeutiques :

  • Apaise les tensions musculaires
  • Contrôle les épanchements

Indications thérapeutiques ;

  • Traumatismes, contusions
  • Ecchymoses

 

CALLOPHYLLE :

Propriétés thérapeutiques :

  • Anti-inflammatoire
  • Antalgique
  • Antiradiculaire
  • Protectrice du système circulatoire

Indications thérapeutiques ;

  • Rhumatologie : sollicitations musculaires, tendineuses et articulaires
  • Escarres, plaies
  • Drainage lymphatique

MILLEPERTUIS :

Propriétés thérapeutiques :

  • Anti-inflammatoire
  • Antalgique
  • Apaisante, adoucissante
  • Régénère la peau

Indications thérapeutiques ;

  • Brûlures (après soleil) mais attention: photo sensibilisante!
  • Rhumatologie

NOISETTE :

Propriétés thérapeutiques :

  • Très pénétrante, fluide et adoucissante

Indications thérapeutiques ;

  • Idéale comme excipient pour la profession de kiné, à utiliser sans modération.

Références bibliographiques

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